lundi 22 juillet 2013

Le auvent Far-West

Mais qu'est-ce qui pousse le long du box?
Pimprenelle vient inspecter ça de + près...
Ouf, les renforts arrivent !
Tout de suite, ça avance beaucoup plus vite !

Bienvenue dans nos nouvelles dépendances ! 
Pluie ou grandes chaleurs, plus rien ne nous fait peur !
Il est pas beau notre récupérateur d'eau? :)

Les portails home made
Des tonnes d'herbe à brouter en toute sécurité !

La mare aux grenouilles

Mais que fait-on avec ces rouleaux de PQ géants ?
Bon, ça c''est juste pour la photo !
On finira au jet quand même ;)
On enterre le plus gros de la bâche... On ajoute des pierres
tout autour pour stabiliser le tout et faire joli...
Et on a gagné le droit de faire trempette ! On a même prévu
des petits bancs de pierre pour les bains de pieds !

Les diptyques et autres petits insectes se sont vite installés. On n'attend plus que les grenouilles maintenant ! ;)

Par où commencer ?



Bonjour à tous ! Le Jardin d'Elsee était bien silencieux ces derniers temps... Enfin, le blog en tout cas, car le Jardin lui, à l'image des abeilles qui le façonnent, est au contraire en pleine effervescence ! Des nouveautés qui fleurissent de partout et auxquelles nous oeuvrons sans relâche, d'où ce calme apparent faute d'avoir le temps de rapporter nos progrès ! Nous terminons à ce jour la première partie du chantier à savoir l'installation de 2 enclos supplémentaires (ça ne paraît rien comme ça mais entre le débroussaillage, l'installation du grillage, la création et l'installation des portails en bois, la fixation des jambes de forces... c'était un vrai travail de titan!), celle d'un récupérateur d'eau près du box principal (un beau casse-tête là aussi!), d'un auvent pour ce dit box (gros chantier également), ainsi que divers aménagements pour notre plaisir personnel côté jardin privé à savoir l'installation d'une petite mare (stratégiquement placée entre le tas de compost et le potager pour que nos futurs hôtes batraciens nous assistent dans la chasse aux limaces !), la création de carrés potagers et les plantations correspondantes, une balançoire + que personnalisée (merci Aleeeex!! :))) accrochée au tilleul centenaire près du rosier en fleurs, de jolis treillis bleus qui viennent métamorphoser la façade de la maison (avec leurs jardinières aux couleurs acidulées qui poussent à la vitesse de l'éclair), ainsi que la création de diverses plate-bandes fleuries et autres murets de plantes en pots.

Prochaines étapes maintenant: l'achat (car tout ça est loin d'être gratuit...) et le montage des matériaux pour la pergola qui va courir le long des enclos et qui va venir structurer le parcours des futurs visiteurs (permettant l'accès aux enclos comme autant d'univers différents) ainsi que la plantation de haies fleuries de chaque côté. Et la création de l'espace parking...

Mais pour l'heure, retour en images sur les nouveaux aménagements !


mercredi 26 juin 2013

Pepper J+7 !

Ca fait déjà 1 semaine que Pepper a rejoint notre grande famille ! Après l'épisode Muscade, j'avoue que je n'étais pas très rassurée mais il se porte à merveille et a très vite trouvé sa place dans le clan. Même plus peur Eglantine ! Petit instantané en images de sa nouvelle vie :)

Oh, de l'herbe bleue !
Si Pimprenelle dit qu'on peut y aller, je fonce !
?? Faut vraiment que j'arrête ces nouvelles croquettes moi,
je crois que je vois double !!
Inséparables...
Même si chacun sait se faire respecter !
Je suis le roi du mooooonde !
Sous mon + beau profil...
Le plein air, un lit de paille, des amis...
Elle est pas belle la vie ? ;)

mercredi 19 juin 2013

Bienvenue Pepper !!


Ca faisait longtemps que le Jardin d'Elsee n'avait pas accueilli un nouvel habitant ! Dernièrement on était + branchés yourte, enclos, chemins gravillonnés (et c'est loin d'être fini). Mais pendant ce temps, l'herbe continuait à pousser dans les prés et la petite Pimprenelle elle s'ennuyait. Même plus Balkan pour la remettre à sa place de temps en temps. Mon cher étalon a subi le rite de passage (et surtout la formalité quasi obligatoire pour pouvoir par la suite être au contact d'enfants), il a été castré il y a quelques semaines. Je ne sais pas à qui ça a fait le + mal. Il était sous anesthésie générale mais des larmes perlaient malgré tout à ses beaux yeux... Et depuis le résultat est tristement spectaculaire. Après avoir mis quelques jours à se remettre de l'opération, il a laissé toute prérogative à Eglantine qui abuse et en abuse. C'est désormais elle qui est la première à la porte, elle qu'il faut caresser en premier sous peine de se faire bousculer (j'ai limite failli me retrouver sur son dos la dernière fois !) donc finalement la virilité de l'un a été sacrifié mais l'autre va devoir être sérieusement recadrée... 

Enfin là n'est pas le sujet d'aujourd'hui. Pimprenelle qui se sentait seule donc. Après la perte subite de Muscade en novembre dernier, Pimprenelle, qui de toute façon ne le portait pas dans son coeur (peut-être sentait-elle qu'il n'était pas là pour rester...) n'avait pas d'autre compagnon caprin. C'est aujourd'hui chose faite ! Pepper (car sa couleur rappelle le poivre et je rappelle la "règle" des dénominations des chèvres au Jardin d'Elsee, les femelles des noms de fleurs et les mâles des noms d'épices), 3 mois, a fait sa grande entrée hier. Je suis allée le chercher jusqu'en Auvergne. Au début j'en voulais un plus âgé car j'avais peur de rencontrer les mêmes problèmes qu'avec Muscade mais j'ai vraiment craqué sur lui et j'ai abreuvé ses propriétaires de questions. Un jeune couple très sympa d'ailleurs, qui aime vraiment ses animaux et s'en occupe très bien. Je l'ai vu avec sa mère également. En nous voyant arriver, il est allé vers elle mais elle l'a repoussé dès qu'il s'est approché trop près de ses tétines. Il n'empêche que les adieux entre mère et fils ont été déchirants. Pepper a hurlé comme un bébé quand on l'a mis dans le coffre et sa mère lui répondait. Allez vite on s'en va, une nouvelle vie t'attend petit !

On rentre tout de suite dans le vif du sujet !

C'est qui la chef ici ?
1 heure et demie de route + tard, nous arrivons enfin. Je prends Pepper dans mes bras pour l'emmener le + discrètement possible jusqu'au box mais en entendant ses bêlements, Pimprenelle s'arrête net, le fixe, et se met à bêler comme jamais également. Je le mets au box avec eau et foin mais il n'arrête pas de pleurer (je dis bien pleurer car pour ceux qui ne connaissent pas, le cri est très proche de celui du bébé humain !) et je finis par faire entrer Pimprenelle dans le box. Pepper s'arrête net. Ils se fixent, Pimprenelle s'approche, baisse sa tête et lui met de très légers coups de cornes et le sent tout partout. D'un coup elle s'excite, se dresse sur ses pattes arrière, et met des coups de cornes + virulents au point de courser le pauvre petit dans tout le box. Il ne se laisse pas faire cependant (contrairement à Muscade qui se laissait littéralement piétiner), pointe ses adorables mini cornes, et rentre dans la danse. Je finis par faire sortir Pimprenelle estimant que la première approche a assez duré mais il se remet à pleurer encore et encore et Pimprenelle est complètement folle tout le reste de l'après-midi, courant partout dans le pré. J'organise plusieurs rdv de ce type dans le box avant de le laisser sortir sous surveillance dans le pré. Là, le combat devient ballet et le tout ressemble + à du jeu qu'autre chose. Ils se coursent, se toisent, se mettent tous deux sur leurs pattes arrières, se reniflent. C'est très beau à voir :) Pimprenelle fait même un bruit très bizarre sur une tonalité très différente de son bêlement habituel, limite proche de la parole humaine !! Elle semble littéralement lui "parler" et lui y répond (à moi aussi d'ailleurs, il réagit déjà à son nom ou à l'intonation de ma voix en tout cas).





Je remets Pepper au box pour la nuit. Il se remet à pleurer jusqu'à ce que la nuit tombe. Le lendemain, je me lève tôt, un peu inquiète pour m'assurer que tout va bien. Quelle n'est pas ma surprise quand je le vois tranquillement au milieu du pré sur un rocher qui lui sert de promontoire (apparemment il a sauté par la petite fenêtre du box), paisiblement au milieu des autres. Même Eglantine semble l'avoir accepté et il ne lâche plus Pimprenelle d'un sabot.

Bienvenue donc curieux et gentil Pepper !

La grande aventure de Clochette

Wouf c'est moi Clochette. Oui je sais, je ne m'exprime pas souvent, je suis plutôt du genre réservée, mais il m'est arrivé une drôle d'histoire la semaine dernière et j'ai beau avoir du flair, je n'ai pas encore tout compris...

Ma vie est simple et réglée comme un os à moelle. Quand le soleil se lève chaque matin, j'entends ma maîtresse se retourner dans son panier, elle met ce drôle de truc sur ses pattes qu'elle appelle chaussons et elle nous ouvre la porte du jardin à moi et au gremlin qui me sort de compagnon. Je me soulage et retourne très vite m'allonger sous la table, mon panier à moi, en attendant qu'elle nous serve le petit déjeuner. Ensuite, on va se ballader le temps de me soulager à nouveau mais je retourne vite à mon panier près de ma maîtresse qui elle quitte rarement son deuxième panier, enfin un peu + en ce moment je dois dire.

Mais là ça dépasse toutes les limites ! Ma maîtresse a une drôle de boîte qu'elle appelle voiture. Sa boîte doit être magique car dès qu'on en descend, on se retrouve dans un autre monde avec tout plein de nouvelles odeurs un peu effrayantes mais intéressantes quand même. Elle m'a donc fait monter dans sa voiture, j'y suis restée longtemps, longtemps, il faisait chaud mais j'étais trop inquiète pour boire quoi que ce soit. Elle m'a fait  descendre de sa voiture dans un endroit où il y en avait plein d'autres. Elle m'a même mis ma laisse, ça faisait longtemps et on a marché jusqu'à une grande prairie. Je la sentais encore + stressée que moi mais elle a fini par m'enlever la laisse loin des autres voitures dont descendaient tout un tas d'humains que je ne connaissais pas et je me suis mise à courir et j'ai enfin pu me soulager. On est remonté ensuite dans la voiture car elle avait l'air pressée et n'arrêtait pas de grogner sur un drôle de carré qui parlait mais qu'elle avait pas l'air de beaucoup aimer... Il faisait nuit quand on est arrivées. J'ai compris qu'on n'allait plus remonter dans la voiture de sitôt car elle s'est détendue d'un coup. Une autre humaine est arrivée et nous a ouvert la porte d'un panier géant. Une chambre d'hôtes 'ils appellent ça. Bon, l'autre humaine avait l'air plutôt gentille. Elle a montré plusieurs signes d'apaisement et a même dit à ma maîtresse que je pouvais dormir sur le lit si je voulais. Mais enfin j'ai de l'éducation moi Madame ! N'empêche que j'étais bien contente de dormir au pied du panier de ma maîtresse à portée de caresses...

Le lendemain, elle m'a laissé dormir encore pendant qu'elle allait rejoindre d'autres humains. Il parait qu'ils parlaient de chiens comme moi ! D'ailleurs, je sentais bien qu'il y en avait pas mal dans le coin et ils n'avaient pas l'air rassurés non plus. Il y avait une humaine en particulier que tout le monde écoutait. Elle avait l'air de savoir de quoi elle parlait et elle racontait (enfin ça c'est ma maîtresse qui me l'a dit après car moi je dormais si vous suivez bien...) ce qu'il fallait pour que les chiens comme moi soient mieux dans leurs pattes. Elle disait déjà qu'il fallait nous laisser dormir (une humaine de bon sens!) et que le reste du temps il fallait nous faire travailler le cerveau, nous faire découvrir des nouvelles choses, de nouveaux endroits, mettre un objet au milieu du passage pour voir notre réaction... Ils sont bizarres ces humains quand même ! 

Mais bon je n'avais pas fait tout ce chemin pour des oui-dire donc l'après-midi, place à la pratique ! Déjà, faire connaissance avec les autres chiens. Ouh là c'est qui ce petit jeune qui a un peu trop envie de jouer... Bon, restons stoïques. Surtout que la suite des événements promet d'être intéressante si j'en crois mon museau. Tous les humains ont autour de la taille des petits sacs remplis d'appétissantes friandises. Mais on me ramène au panier ! Au moment où ça devient intéressant ! Les humains appliquent le principe du chacun son tour et mes congénères sont amenés et ramenés au fur et à mesure des exercices. Que ne ferait-on pas pour quelques bouts de gruyère ! D'ailleurs, la chef de meute des humains est d'accord avec moi sur ce point. Tout marche avec des friandises mais attention rien n'est gratuit... Elle suggère même de remplacer la gamelle quotidienne (ou au moins la moitié) par des distributions "au mérite" tout au long de la journée...Elle dit aussi qu'il faut éviter les jeux excitants comme lancer une balle ou un jouet. Ce qu'adore le Gremlin d'ailleurs... Je comprends mieux ! Elle, elle est plutôt branchée cache-cache, retrouver des croquettes ou même des humains. Bon, on va y aller doucement...Pour le moment, j'ai eu ma gamelle habituelle ce matin et là il semble y avoir du rab donc ça me convient. En +, c'est trop facile ce qu'il faut faire. Il faut juste se promener en laisse sans prêter attention aux autres chiens et pour cela les maîtres nous jettent à chaque pas ou presque des petits bouts de gruyère. Mmh, je me méfie moi, en + tout le monde me regarde. Je ne veux pas prendre le gruyère au sol, ma maîtresse doit me les donner à la main non mais ! Bon à la fin je craque quand même mais je suis bien contente de retrouver mon panier après finalement ! Mais ce n'est pas encore fini. Ma maîtresse revient ensuite et m'emmène sur ce qu'ils appellent un parcours d'agility. Ah ça je connais ! Mais tous ces yeux braqués sur moi encore et ma maîtresse qui a l'air encore + mal à l'aise que moi, ça cache quelque chose. Du coup, j'ai un peu de mal à me concentrer: les barreaux de l'échelle, les cerceaux au sol, les barres à sauter. Je remporte quand même quelques bouts de gruyère supplémentaires. Ouf c'est fini ! Je remonte dans la voiture, ma maîtresse salue les autres humains et la chef de meute et on rentre à la maison.

Eron et moi. Il a l'air calme sur la photo
mais il ne faut pas s'y  fier !!!

Hey mais c'est pas la maison ça ! Après une longue route, un autre être humain arrive. Il a l'air drôlement content de voir ma maîtresse ! Et il sent le chien, mmh le jeune chien même. Oh là là, je sens que je ne vais pas passer une soirée très tranquille moi ! Mon flair ne me trompe pas. Eron comme ils l'appellent, du haut de ses 5 mois, me saute dessus comme sur un bout de gruyère, voire de steak ! Il m'escalade comme un fou au point que son maître finit par le renvoyer à son panier. Ma maîtresse et l'autre humain mangent et moi je reste à ses pieds. L'autre humain lui montre son panier. Le sol est doux, ça me convient et finalement je reste là jusqu'à la ballade du lendemain. Eron est de la partie mais les curiosités du dehors le font un peu m'oublier heureusement. Du coup je profite de la ballade, sans laisse dans les champs, comme Eron. Finalement, il est plutôt mignon ce petit. Après la ballade, ma maîtresse et son humain remangent et cette fois c'est la bonne ! On remonte dans la voiture pour une longue route et le soir, par tous les chiens, je retrouve MA maison. Je suis tellement contente que je me montre drôlement câline avec ma maîtresse, je lui lèche même les mains et ça a l'air de la rendre très heureuse. Et le jour suivant et le suivant, je suis joyeuse mais joyeuse ! Je cours partout, je joue même, je quitte même ma sacro sainte table basse pour suivre ma maîtresse un peu partout. Elle a peut-être raison finalement la chef de meute des humains: rien de tel que l'Inconnu pour forger le caractère !

samedi 8 juin 2013

Enfin là ! La Y O U R T E !!!!


Il est né le divin enfant... Après moult péripéties et des retouches à n'en plus finir, on n'y croyait plus (et je ne réalise pas encore d'ailleurs) mais ça y est, elle est là, l'Attendue, la clé de voûte du projet, la Yourte !!! Retour en images sur le comment du pourquoi :)

1978, je nais et je me dis que ce serait sympa de créer une ferme thérapeutique avec des ateliers et des spectacles sous chapiteau. Bon, j'exagère un peu mais l'idée est là. Il y a quelques mois, fin février dernier, le rêve commence à prendre corps grâce à Georges Berger, un habitant du coin et une connaissance de la radio FDL où je suis bénévole, qui, en + d'être très impliqué au niveau associatif côté thérapies alternatives, vend, vous l'aurez compris, une yourte mongole. Je saute tout de suite sur l'occasion en même temps que dans mon vol pour le Maroc. Cette yourte, elle est pour moi, je la réserve ! Un autre acheteur est sur le coup mais il se désistera, hihi :) Sauf que, bienheureuse inconsciente, je ne réalise pas alors qu'il ne s'agit pas de sortir son carnet de chèques pour l'obtenir... 



La première chose est que cette yourte ne peut pas reposer directement sur le sol. Elle doit être surélevée pour des questions d'humidité et Georges me parle de réaliser un plancher en lames de terrasse sur plots de béton. Une simple formalité d'après lui ! A cette époque, je reçois Alain de Kalikasan et lui parle de cette option mais lui m'oriente plutôt sur un plancher en pin Douglas qu'il se charge de me commander. Jusque là tout va bien. Sauf que, les fervents lecteurs de ce blog le savent déjà, la météo s'en mêle (s'emmêle aussi d'ailleurs), la lasure également (toujours pour des raisons d'humidité) et la formalité se transforme en un chantier sans fin. Mais le soleil finit par refaire son apparition et avec lui les choses s'accélèrent. Alain revient et fixe les planches désormais lasurées (planches que j'amène, vous vous en moquez mais bon, avec ma pauvre petite brouette à l'autre bout du terrain, et mine de rien c'est lourd surtout que le terrain est bien défoncé avec les multiples passages du quad et autres véhicules remorqués). Aie ! Aurait-il mal compté? Il manque 10 planches ! Je vois le rêve s'évanouir à nouveau. Alain vérifie sur ses plans, c'est un oubli de la scierie. La structure en bois étant plus grande que la superficie de la yourte, il s'arrange pour couvrir au moins la surface de la yourte avec les planches que nous avons à disposition (et programme un dernier passage pour finir le travail). C'est bon, on pourra quand même installer la yourte demain comme prévu ! Sauf que la météo s'annonce menaçante pour le lendemain...

Malgré tout, c'est un George bien motivé accompagné de son ami Manu (un habitué du montage et démontage des yourtes et qui fait d'ailleurs une sorte de zoothérapie en toute modestie avec ses chevaux et le foyer de vie de Moulins Engilbert) qui arrive en ce beau samedi après-midi (quelque peu orageux mais aucune goutte ne viendra perturber notre affaire) la fourgonnette remplie de baguettes et de toiles en tout genre. C'est parti pour 5 heures de montage pas de tout repos...





Au départ, on pose la porte, et quand je dis on pose, c'est on pose. On ne fixe rien au sol. C'est le principe des yourtes, tout est auto-porté, les différents poids venant s'équilibrer pour créer la stabilité de l'ensemble (on peut même grimper sur le toit à la fin!). Mais au début, ce n'est pas si simple. Sur la porte on vient accrocher de chaque côté l'ossature de la yourte, une sorte de grand treillis en 4 ou 5 parties qu'on encastre les unes dans les autres avant de les accrocher ensemble avec des cordes. Jusque là ça parait simple et ça va d'ailleurs très vite. Sauf qu'apparaît tout de suite un problème majeur. Chaque treillis doit être à la même hauteur que l'autre et quand on tire sur l'un, ça fait bouger l'autre. Bref, un vrai casse-tête chinois, euh mongol ! On refait et redéfait les cordes jusqu'à arriver à nos fins. Mais ce n'est que le début du casse-tête. 


On place au milieu de la yourte son mât, un rond central soutenu par 2 poteaux, qu'on fixe également avec des cordes aux 4 coins de la structure. OOoh, ça commence à ressembler à un joli carrousel ! C'est là qu'il faut installer les piquets allant du haut du mât aux différentes parties du treillis, un petit trou étant prévu par piquet (une cinquantaine). Un petit jeu amusant a priori sauf que, l'ensemble étant auto-porté comme je disais plus haut, le moindre tressaillement de la structure fait que les dits piquets retombent. Commence alors une harassante partie de mikado mongol où chacun y va de sa solution (attacher la porte au quad, tenir l'un ou l'autre treillis...). L'équilibre finit malgré tout par se faire et on peut enfin terminer le travail sereinement, nouer chaque piquet au treillis, mettre un petit coup de marteau (merci Nadia ;)) pour bien l'enfoncer dans le mât et le tour est joué !


Après l'ossature, place au revêtement. Ou plutôt auX revêtementS. Car il n y a pas moins de 4 couches, une première avec une toile de coton assez fine que l'on encadre autour de la porte avant de la faire glisser tout le long de la structure pendant que Fred, perché sur son escabeau à l'intérieur de la yourte et la tête dépassant par le rond central, noue les liens de chaque toile au mât. Vient ensuite le fameux feutre de mouton, celui qui créé toute l'isolation (mais qui est très sensible à l'humidité d'où les bâches suivantes). Celui ci, très lourd, se pose en 2 parties, sur l'avant et l'arrière de la yourte. Puis, on place une autre toile vert kaki façon militaire, et enfin la toile finale, celle qu'on voit de l'extérieur. On consolide le tout avec de la grosse corde sur 3 niveaux, saucissonnant toute la yourte, puis on ajoute la touche finale: le toit, une autre bâche qui peut s'ouvrir via un système de lancer de cordes, à pratiquer... Cette bâche de toit est reliée à des gros poids qui viennent lester la yourte de part et d'autre, rendant l'ensemble vraiment solide, ingénieux ces mongols ;) George nous laisse également 2 autres toiles extérieures (+ légères mais très jolies, que l'on pourra toujours ajouter par dessus mais uniquement pendant les beaux jours) ainsi qu'une toile intérieure pour recouvrir l'ossature bois (ce qui serait dommage) mais non obligatoire. 





Comme même-quand-c'est-fini-ce-n'est-jamais-fini, George nous annonce qu'il faudra quelque peu repriser le feutre de mouton, déchiré par endroit, et songer éventuellement à le remonter avec des ourlets tout le long pour éviter que celui-ci ne touche le sol. La pluie commençant à s'annoncer, nous remontons celui-ci provisoirement à la main et mettons la toile intérieure pour protéger des courants d'air. Nous avons en effet pour projet de dormir là cette nuit mais finalement, la fatigue étant bonne conseillère pour le coup, nous préférons repousser cette première nuit à un beau jour d'été où nous pourrons dormir le ciel étoilé comme plafond :) Il y aura aussi la lasure à faire (mais une lasure transparente cette fois pour garder le côté clair et naturel du parquet) mais chut, pour l'instant, profitons juste de cette belle image de notre nouveau bébé dans son habitat naturel... A très bientôt !