mardi 31 juillet 2012

Travaux des champs

Un poney (ou un âne), c'est pratique. Pas besoin de tondeuse ! Ah là là, la naïveté des parisiens! Parce que c'est tout le contraire... Venant de régions arides, les poneys (notamment les Shetland) ne sont pas faits pour consommer de l'herbe riche. Ne sachant pas se rationner eux-mêmes, c'est donc à leurs propriétaires de veiller à ce que le pré laissé à leur disposition soit le plus conforme à leur besoins que possible, c'est à dire avec de l'herbe très rase. Et ça bien sûr, c'est la surprise qu'on t'apprend une fois que tu as déjà tout organisé pour accueillir le dit poney... ;)

Opération donc fauchage des 600 mètres carré de l'enclos. Et quand je dis fauchage, c'est au sens propre ! Cécile, mon amie, m'a en effet passé une faux, faute de débrousailleuse, et nous voilà Vic et moi fauchant à tout va. Quelques litres de sueur plus tard, nous avons quand même rétréci l'herbe d'un quart de l'enclos ce qui est ma foi plutôt honorable pour des citadins comme nous ! Mais le résultat n'est pas vraiment satisfaisant. Même réduite, l'herbe reste encore trop haute pour les estomacs de nos chers équidés (ce n'est pas de la pelouse, elle est fortement ancrée au sol et ne se coupe pas si facilement). Je décide donc d'investir dans une débrousailleuse. Déjà, ça m'évitera de payer le jardinier à chaque fois et je pourrai entretenir le pré mais aussi le jardin à ma guise.

Tout de suite, c'est beaucoup plus facile ! On ne sent même pas le poids de la machine grâce à un harnais adapté, c'est même presque amusant. Même si là encore l'herbe est trop haute pour passer le rotofil et il faut donc d'abord faire un premier passage avec un autre accessoire, le couteau, qui coupe l'herbe à peu près à la même hauteur que la faux. 

En attendant, on ramasse consciencieusement le foin ainsi obtenu (après avoir bien laissé l'herbe sécher et l'avoir retournée), on le met sous bâche pour la nuit et on le ré-étalera à nouveau demain pour qu'il finisse bien de sécher. On a presque l'impression d'avoir fait ça toute notre vie ! On se surprend même à arrêter les tracteurs en pleine route pour leur demander si par hasard ils ne pourraient pas venir nous faire les foins sur le reste du terrain (car j'ai de quoi faire quand même et ce serait ça de moins à acheter pour nourrir les animaux). Bref on commence à penser campagne...

Sinon, dans le reste de l'actualité de ces derniers jours: Arto a enfin pris son bain (!), il sent tout bon et Vic lui a même offert une petite coupe rafraichissante. On le croirait prêt pour un de ces concours dont il était si familier avant son accident à l'oeil... Héloïse a découvert le harnais (merci Cécile !) (après avoir fait des bonds dans tous les sens mais du coup ça a permis de la mettre dehors avec nous en toute sécurité et elle était super heureuse et calme finalement à humer la moindre feuille et vouloir attraper les mouches :)). Le clapier à lapin (et son enclos avec tout un tas d'activités) est monté, il ne manque plus qu'à lui passer une couche de lasure (non toxique bien sûr) pour l'inperméabiliser un minimum, et last but not least, le chèque de réservation de l'ânesse est parti, plus de changement possible !

Sinon je continue à aller au refuge et à apprivoiser Clochette. C'est un vrai bonheur de la voir me faire la fête maintenant. J'ai hâte qu'elle soit là :)

Arto coeur de lion ;)

Héloïse en pleine contemplation

Bon, c'était plus classe avec la faux
mais on était trop occupés pour prendre des photos !!

Une (toute petite) partie du foin engrangé


Une surprise de débroussaillage ! Un bel Arum italicum
(par contre on va le replanter ailleurs car c'est ultra toxique !)


vendredi 27 juillet 2012

La découverte des chèvres angora


Un vrai petit mouton !
Aujourd'hui, rdv à Moux en Morvan (à seulement 1 heure de voiture cette fois, je vous dit je suis un vrai pilote maintenant après le périple qu'on a fait hier!) pour voir des bébés chèvres à donner. Les propriétaires sont très sympas. Le monsieur est artisan graveur sur verre, Meilleur ouvrier de France, et ses productions ornent les plus belles boutiques de mode parisiennes et new-yorkaises. Et sa mère, une artiste également, élève des chèvres angora (un troupeau de 150 biquettes!) pour la vente du mohair, la douce et très prisée laine de ces petits moutons caprins ! Après s'être mis d'accord pour prendre un des petits (il sera disponible fin septembre), le monsieur décide de nous emmener voir sa mère, qui habite à 1 km de là, afin que nous visitions sa chèvrerie. 

Elle élève également de très jolis poneys shetland, tous très gentils. Nous fondons sur la nursery, des jeunes chèvres âgés de 1 à 6 mois, qui, avec leurs oreilles tombantes et leur laine abondante font vraiment penser à de petits moutons, le caractère espiègle de la chèvre en +. Je me dis qu'adulte cela doit être beaucoup moins mignon, très imposant en tout cas. Elle nous emmène voir le troupeau et en fait, non, la chèvre angora est une chèvre de relativement petite taille (même s'il y a des variations entre individus) et pareil, extrêmement sociable. Il ne s'agit pourtant pas de chèvres élevés au biberon loin de là! Elle en a récupéré un lot de 90 qui vivaient dans des conditions horribles et craignaient plus que tout les hommes. La plupart sont arrivées très malades, infestées de vers et de parasites, et elle a réussi à toutes les soigner, et à leur redonner confiance, non seulement en leur soigneuse mais dans le genre humain. Elles étaient en effet très gentilles avec nous aussi alors qu'elles ne nous connaissaient pas. 

Cela fait seulement 2 ans qu'elle a commencé. Elle vend leur laine, le mohair donc, qu'elle fait filer par une société spécialisée et qu'elle transforme ensuite en de jolis (et chers) vêtements (ou qu'elle fait réaliser par la société en question) qu'elle revend ensuite directement à son exploitation ou sur les marchés. Cette année, elle est arrivée à l'équilibre financier, en peu de temps donc finalement. Je ne suis pas en train de dire qu'après l'élevage d'ânes miniatures, je veux aussi me lancer dans le commerce du mohair lol, mais même à titre privé, ça doit être sympa de porter des vêtements issus de ses propres chèvres! Et encore une fois, c'est vraiment une race étonnante avec une belle personnalité. Nous avons jusqu'à fin septembre pour trouver une 2è biquette (pareil, pour des histoires de besoin de congénères). Je continue à chercher la chèvre de mes rêves mais si je ne trouve pas d'ici là, je pense que je prendrai une chèvre angora de son troupeau pour toutes les raisons évoquées.

Mini ânes pour maxi coup de coeur !


Après cette inspirante visite, direction Boussac en Auvergne pour visiter un élevage d'ânes miniatures. C'est Vic qui l'avait trouvé au hasard de ses recherches sur internet. Je ne pensais même pas y aller et encore moins réserver un animal car les prix étaient relativement prohibitifs: 2300 euros pour un mâle et 3500 euros pour une femelle ! En un mot, hors budget total, aussi mignons soient-ils.

Et qu'est-ce qu'ils l'étaient mignons ! A peine arrivés dans leur pré, les voilà, adultes comme jeunes, qui accourent vers nous, et même pas pour quémander de la nourriture mais vraiment pour avoir des câlins. Parmi eux, une anesse de 6 mois en fin de sevrage (disponible d'ici fin août) et 2 mâles plus jeunes (disponibles en octobre). Les 3 sont aussi attachants les uns que les autres mais, encore une fois, je ne peux pas mettre autant dans un animal, aussi mignon, beau et rare soit-il. 






Mais c'est là que l'éleveuse sort sa carte: l'ânesse est vendue avec une saillie incluse et le bébé est bien sûr pour ses propriétaires qui sont libres de le vendre. Cette espèce d'âne, comme je l'ai dit, est très recherchée et les bébés, à peine mis en vente (voire même encore dans le ventre de leur mère) sont pris d'assaut par des acheteurs avertis (organisateur de concours, gérants de mini-fermes, particuliers etc). Ca nous l'avons vu en faisant le tour de plusieurs élevages sur le net (il n'en existe qu'une poignée sur toute la France, la plupart des élevages sont aux Etats-Unis). En clair, autant un mâle (qui est vendu castré) n'a aucune valeur que la valeur affective bien sûr, autant une femelle, en + d'être un merveilleux animal d'agrément, peut être "rentabilisée". Je n'aime absolument pas ce terme et je n'étais pas du tout dans cette optique quand j'ai commencé mes recherches mais après tout, cela ne lui fait pas de mal d'avoir des portées, au contraire, et dès la vente du premier bébé (une même femelle peut porter tous les 3 ans entre ses 3 ans et ses 20 ans environs), son achat est couvert. Je vous laisse faire le calcul... Après le truc c'est de ne pas craquer et de vouloir garder tous les bébés bien sûr ! lol. Cela veut dire par contre la prendre maintenant (dans tous les cas, il nous en faut impérativement un pour tenir compagnie au poney qui arrive le 20 août car ce sont des animaux qui ont vitalement besoin de compagnie, ne serait-ce qu'un d'un autre individu de son espèce ou similaire) et attendre 2 ans pour pouvoir la faire saillir et rembourser notre investissement (car c'est bien d'investissement qu'il s'agit. 


L'ânesse à vendre en question (également sur la photo du dessus)



Certains investissent en bourse, moi dans les bestiaux! C'est à se demander ce qui est le + risqué lol). Enfin voilà, nous sommes repartis de belles images et des calculs plein la tête. Je n'ai pas encore pris ma décision mais comme j'ai dit, elle va partir très très vite (elle n'était même pas encore en vente quand nous sommes venus) et je ne voudrais pas passer à côté d'une belle opportunité affective déjà, et financière (sans que ce soit le but premier mais au moins rationaliser notre coup de coeur!).

Pour l'anecdote, elle élevait également des alpagas miniatures, de vraies peluches sur pattes semblées sorties tout droit d'un dessin animé ! Et elle les vend "seulement" 1000 euros les mâles, ce qui m'a paru étonnement peu cher par rapport aux ânes (mais les critères de sélections sont moins drastiques pour les alpagas). En tout cas, c'est un animal très curieux, un peu plus sauvage que les ânes mais avide de contact malgré tout, très rustique (il demande encore moins de soins et d'herbage que les ânes). Un must-have dans un projet comme le nôtre mais bon, il n y a pas urgence là :) On va déjà gérer avec ce qui était prévu au départ à savoir un poney, un âne et 2 biquettes, se rendre compte déjà de la masse de travail que cela représente, du coût financier (après avoir recoupé plusieurs témoignages, environ 70 euros/mois en moyenne en foin, vermifuges, vaccins et soins divers) et agrandir ensuite dès que cela sera possible.

Rien que pour la bouille ! (1 mètre de haut adultes !)

Le Jardin d'Elisée


Hier, gros départ de Vic et moi pour le Cher pour aller voir un âne parfait en tous points, sur le papier en tout cas: docile, câlin, mignon et de petite taille. Après 1h30 de route et 5 minutes seulement sur place, le verdict est sans appel. Le feeling ne passe pas entre nous et l'animal. Il est docile en effet mais ne manifeste aucune curiosité à notre égard et semble + pressé de retourner voir ses copains qu'autre chose. Nous décidons donc de ne pas donner suite finalement. 

Dans le village d'à côté, un panneau attire notre attention: le jardin d'Elisée, parc floral. Tant qu'à être venus si loin, nous décidons d'aller y prendre une pause salutaire et, une fois sur place, comprenons la véritable raison de notre visite dans la région ! En + du nom très similaire à celui de notre projet (à une lettre près), ce que nous y voyons nous plonge dans une succession de coincidences troublantes. Sur 4 hectares se dressent en effet de nombreux jardins thématiques mais surtout un étang avec un joli pont rouge comme celui que nous souhaitons créer dans notre parc, et, le clou du spectacle une pergola/charmille, inspirée des tori japonais, relativement proche de nos propres projets en la matière. Le jardin se visite en outre sous le signe de la féérie où transparait à chaque pas la personnalité et la spiritualité de sa malicieuse propriétaire. Après la visite, nous brûlons donc de questions à lui poser et elle nous répond avec grand enthousiasme et simplicité. Son projet date de 2006 seulement. Elle a tout fait elle-même malgré de nombreuses personnes qui lui ont mis des bâtons dans les roues (elle est belge et apparemment son installation a été très mal vue dans le coin). Avant même de déposer son dossier de subventions, elle a reçu une lettre de refus !! Mais cela ne l'a pas découragé. Vrai bulldozer comme elle se définit elle-même, Anne (car c'est son nom) a retroussé ses manches pour construire son jardin, son propre coin de paradis et l'ensemble est éblouissant de réussite. Elle a su s'entourer des bonnes personnes pour les travaux qu'elle ne pouvait réaliser elle-même (comme creuser le trou pour l'étang), récupérer des matériaux et des fleurs à moindre coût. Bref, avec un budget relativement accessible pour un particulier, en 2 ans tout était créé. Je lui ai posé la fameuse question de la mise aux normes que je pensais être une condition sine qua non pour avoir le droit de recevoir du public. Elle n'est en effet pas aux normes et pourtant son jardin est ouvert depuis 2007 donc et elle reçoit beaucoup de monde, elle est même dans toutes les brochures touristiques, et elle a même, à force d'insister, eu droit à plusieurs panneaux de signalisation dans le village le + proche, des panneaux payés par le Conseil Général, alors que je le répète, elle n'est pas aux normes ! Elle reçoit même (il y en a qui sont arrivés à la fin de notre visite) des groupes de personnes handicapées! (de loin le public le plus difficile à accueillir et le plus pointilleux sur des tonnes de détails auxquels on ne pense pas forcément).


La charmille/pergola (réalisée en 3 jours !)

Des espèces plus belles et rares les unes que les autres...

Sa rencontre nous a énormément boosté. Aussi beau et prometteur que soit notre projet, un premier tour des installations requises pour avoir le droit d'accueillir du public m'avait tout de même bien refroidie (chemin adapté aux chaises roulantes, espace de stationnement, espace pour faire venir des secours, trou rempli d'eau à laisser à disposition des pompiers, installation de sanitaires, installation d'un abri couvert etc etc) et je m'étais résignée à finalement n'en faire qu'un jardin d'agrément pour mon propre usage, aussi magique soit-il. Mais cette rencontre, qui tombait à point nommé, m'a (nous a) énormément inspirés, me prouvant une fois encore que tout est possible quand on s'en donne les moyens. Nous allons garder contact et se nourrir de son expérience et de son réseau.








L'arrivée de Vic - Lever de voile sur notre grand projet...


Vic est arrivé mercredi soir. Il a découvert les enclos réalisés pour nos futurs compagnons et a été aussi enthousiaste que moi. Nous avons passé 1 heure dans le champ à visualiser les différentes parties de notre projet: les différents enclos, la volière/cerf enchantée (une mini forêt reconstituée avec des lapins, écureuils et oiseaux en semi liberté, très utile pour les ateliers de zoothérapie notamment), la charmille par laquelle arriveront les visiteurs, l'étang et son pont japonais, les jeux pour enfants, la yourte (qui abritera les différents ateliers menés par des intervenants ponctuels et qui permettra le montage de spectacles et l'accueil de compagnies de théâtre) (croquis de Vic ci-dessous), le tout mis en valeur par des bosquets, arbres, grimpantes et bandes florales propres à chaque "land" de l'ensemble.

Vu ainsi, cela fait rêver, voire sourire les sceptiques, si si je vous vois. Et honnêtement, moi-même je me dis que ça ne restera peut-être qu'un simple jardin d'agrément, aussi idyllique soit-il, mais qu'il faudra construire pas à pas, selon le temps et les moyens financiers du moment, comme on décore sa maison. Même s'il serait dommage de ne pas faire profiter aux autres d'un lieu aussi ressourçant !



mardi 24 juillet 2012

Le parc à chiens

Ca y est, le parc à chiens est installé ! Finalement, les ouvriers ont pu venir plus tôt. Pour l'instant il ne s'agit que de 2 barrières en grillage de part et d'autre à l'arrière du jardin avec une ouverture qui donne sur l'enclos des chèvres. Mais c'était la condition sine qua non pour accueillir Clochette. Allez, je lâche le morceau, maintenant c'est officiel, c'est une belle et douce australienne (berger australien), toujours du refuge, avec laquelle je tisse des liens depuis maintenant plusieurs semaines en venant la voir régulièrement. L'affection, que dis-je, le grand amour, s'étant confirmé de son côté comme du mien à chaque visite (et d'après Christel du refuge, elle n'est vraiment pas câline avec tous les adoptants potentiels, et il y en a eu !), la décision a été prise: elle arrivera dans mon petit paradis le 16 ou le 17 août, après mon stage de zoothérapie à Dijon.

J'ai passé l'après-midi sur le site d'une animalerie en ligne pour préparer au mieux sa venue: niche, jouets divers, gamelles, brosse, shampooing, harnais, laisse, anti-puces, tout sera fin prêt à son arrivée !

Il manque encore un petit bout de grillage et l'installation de la porte mais ce sera fait samedi en même temps que l'installation des portes de l'enclos des chèvres.

En attendant, c'est Arto qui profite du parc à chiens et même Héloïse qui faisait là son premier grand baptême de dehors ! (elle l'avait déjà fait devant la maison mais je ne la lâchais pas d'une semelle). Et bien figurez-vous que la demoiselle faisait moins la fière une fois lâchée dans la nature! lol. Elle est restée à 3 pattes de la porte et est rentrée au bout de 2 minutes après avoir humé 2 bouts d'herbe ! Mais bon, ça aussi ça va changer...

Et il est fort probable que le parc à chiens devienne aussi le royaume des lapins mais bon, affaire à suivre...
Dans ce cas, je mettrai une sorte de végétation artificielle recouvrant le grillage (en attendant que la vraie pousse) pour leur éviter de ronger ce dernier et de passer à travers !

Et dans le reste des nouvelles animalières de la journée, Arto fait de gros progrès! Ce matin, il a joué pour la première fois à aller chercher son os et à me le ramener. C'est pas toujours évident quand ils sont déjà adultes et qu'ils n'ont jamais appris ce que c'était que de jouer... Sauf que Héloïse (qui elle joue 24/24h) a couru plus vite que lui et s'en est emparé, donnant des coups de patte comme font les chats, et du coup le jeu s'est transformé en partie de foot ! D'ailleurs ça a été bénéfique car ensuite Arto et Héloïse ont vraiment joué ensemble, sans os et sans essayer de se dominer, juste pour le plaisir de jouer à chat et à cache-cache, j'étais trop contente :)

Je vous laisse avec quelques photos de ma chère Clochette en attendant de la voir en chair et en os...
(elle paraît plus massive sur la seconde photo qu'elle ne l'est en vrai, elle est dans la catégorie des chiens moyens, comme un épagneul breton)







dimanche 22 juillet 2012

L'image du jour

Non, ce n'est pas (encore) chez moi...

Capucin

Petite pensée spéciale pour mon cher Capucin qui nous a quitté trop tôt... J'espère que tu es heureux là où tu es petit bonhomme et que tu croques à pleines incisives toutes les pommes du paradis...


Ca se concrétise !

Les ouvriers sont venus installer la clôture de l'enclos (autour du box à chevaux) hier ! Ce n'est pas encore tout à fait fini, il manque les portes et dans la foulée on va aussi faire le parc à chiens (notamment pour accueillir la Fée Clochette, mais chut j'en ai encore trop dit !). La clôture est super belle en tout cas avec de beaux poteaux ronds en bois clair et un grillage bien solide pour nos futures amies les chèvres. Fin des travaux normalement samedi. A moi chèvres, âne, lapin, oies, poney... Tout va très vite une fois que la machine est lancée. Untel a besoin de compagnie, un autre aussi, bref Kristelle à la ferme, c'est pour très bientôt !





Arto

Arto dit Toto dit Totoro, épagneul japonais oblige !
La Nièvre compte plusieurs refuges animaliers et je m'étais dit, tant qu'à faire autant donner une seconde chance à un chien plutôt que de prendre un bébé. C'est là que j'ai découvert Coeur à 4 pattes, un refuge tenu d'une patte de fer (et un coeur de velours) par Christel et que je vous recommande chaudement si vous envisagez d'adopter.

Après une première hésitation en mai sur un épagneul papillon, petit renard terrorisé au fond de son box que je me voyais bien donner goût à la vie avec un(e) maître(sse), c'est finalement sur le petit clown que voilà que j'ai jeté mon dévolu (en attendant une autre copine mais chut, je ne vous ai rien dit !).

Je n'étais pas fan de cette race mais celui-ci m'a sorti le grand jeu pour que je le prenne ! Alors que je regardais un autre chien dans le même box, Arto est venu se coller aux barreaux, m'empêchant de voir le dit chien et me faisant 1000 pitreries plus craquantes les unes que les autres jusqu'à ce que je décide de m'intéresser à lui et au final de l'adopter. Borgne après un combat avec un chat, j'appréhendais la rencontre avec Héloïse qui a en effet été musclée ! Voilà 1 semaine qu'il est ici et les choses commencent à se tasser même si Monsieur a encore ses moments. Mais bon, je prends garde à ne pas nourrir mon petit Gremlin après minuit et tout se passe bien :-p

La photo ci-dessous a été prise lors de la fameuse rencontre chien chat. On sent les poils se hérisser d'ici !




Héloïse

"S'il y a bien un animal que je n'aurai jamais, c'est bien un chat !" Voilà ce que je disais il y a encore 2 mois. Non pas que je n'aime pas ces charmants félidés mais je me définissais + comme une dog person et de toute façon, avec un oiseau en liberté dans la maison, la question ne se posait même pas !

Jusqu'à ce 25 mai 2012... Et cette petite boule de poils d'à peine 2 semaines qui traverse comme une souris la route, me laissant juste le temps de freiner. D'ailleurs, son frère lui n'a pas eu cette chance... (avec une autre voiture). La petite boule miaulante ne me laisse pas d'autre choix que de la mettre à l'abri, et pour l'instant (mais c'est provisoire einh! oui bien sûr...) cet abri c'est chez moi. Et 2 mois d'amour + tard, autant dire qu'elle est vite devenue irremplaçable. Bon, pas pour Mirabelle c'est clair. A moi désormais la gestion de planning de ma petite famille pour éviter qu'ils se croisent sans surveillance...  Sans compter les nombreuses bêtises propres à son jeune âge mais qui me font plus rire qu'autre chose (pour l'instant en tout cas !). Bref, en un mot comme en cent, je vous présente l'impétueuse, mordilleuse, infatigable, et néanmoins ronronnante Héloïse !




Mirabelle

Laissez moi déjà vous présenter ma petite famille à plumes et à poils (avant qu'elle s'agrandisse dans un futur très proche !)

On commence par l'incontournable, l'inséparable Mirabelle. + qu'un animal, une véritable partie de moi...



Le Jardin d'Elsee... Le jardin de mes rêves, des rêves savamment entretenus depuis ma plus tendre enfance et qui prennent corps aujourd'hui. Une maison à la campagne dans le cadre idyllique des monts du Morvan. Une maison qui respire la vie, où l'on n'a pas le temps de s'ennuyer, tout en profitant de ce qui fait la valeur de l'existence. Des rires d'enfants, un chaton qui joue avec une pelote de laine, un oiseau sans cage, une balade dans la forêt avec son (ses) chien(s), un poney, un âne, des lapins, sans oublier mon rêve absolu et la raison première de ma venue ici: être réveillée par le bêlement des chèvres...

Un jardin sous le signe des arts également, de la créativité, du spectacle et de la mise en scène. Un jardin sous le signe de l'enfance, de ce précieux enfant intérieur à cultiver sans relâche, grandir pour mieux réaliser ses rêves d'enfant...

Un jardin pas comme les autres, un K avec deux ailes (de colibri) mais prêt à déplacer des montagnes. Un jardin à mon image et à l'image du jardinier du bonheur qui sommeille en chacun de nous.

Un jardin à faire grandir et à partager. Bienvenue dans mon jardin...