| Le rosier d'Alice repart de plus belle ! |
Qui dit Jardin d'Elsee dit Jardin, on aurait presque tendance à l'oublier ! Et lorsque comme ce matin, l'hiver s'annonce avec -3 au thermomètre, on se dit qu'il est temps de préparer la terre pour le printemps suivant. Je rappelle qu'il n y a que 6 mois je n'y connaissais absolument rien et le "mulch" était pour moi une sorte de lutin des forêts profondes scandinaves. Et pourtant l'heure est venue de préparer mon premier mulch, à savoir le processus qui consiste à recouvrir/pailler le sol d'un mélange de foin/paille/fumier/feuilles mortes/branchages/déchets verts en tout genre. Ceci dans le but de protéger ce dernier des rigueurs de l'hiver, de faire travailler nos amis les vers de terre et autres charmants insectes microscopiques en décomposant la masse ainsi obtenue, ce qui permet d'aérer et de nourrir le sol tout en créant l'espace nécessaire pour les racines des futurs plants. Bref, que des avantages! Cette méthode de jardinage, ô combien recommandée, remplace les méthodes classiques (encore majoritaires malheureusement) qui consistent à laisser le sol nu, à le défricher, à arracher les mauvaises herbes et à le bourrer d'engrais et de pesticides car forcément un tel sol devient vite stérile. Je vous recommande d'ailleurs à ce sujet un excelleeeeent documentaire "Les Moissons du Futur" (personnellement, moi qui ne me passionne pas pour l'agronomie à la base, il m'a retournée la tête et a donné un sens à mon installation ici, rien que ça!). De +, cette méthode demande finalement beaucoup moins de travail que la méthode classique (puisqu'on laisse les vers de terre faire le boulot). Enfin sur le papier en tout cas... Car quand, comme moi, on n'est même pas équipé d'une brouette, on se retrouve à utiliser la poubelle ménagère pour transporter le dit mulch du pré des animaux (et oui tout est lié!) jusqu'à sa destination définitive, à savoir le carré de haies de hibiscus et le mini potager (trop à l'ombre donc l'année prochaine je le réserve pour des fleurs bien spécifiques). J'en profite du coup pour faire les boxes et récupérer en même temps le précieux "or brun" de mes amis équidés. Il fait très froid et le vent souffle pour ne rien arranger (mais il règne un très beau soleil) mais je tombe pourtant vite le manteau à faire de multiples aller-retours avec la dite poubelle. Le jardin est encore bien vert donc pour l'instant j'ai surtout nourri les pieds des haies avec le fumier et je remettrai une couche de paille sèche lorsque la végétation plongera dans le sommeil de l'hiver (ce qui normalement empêchera les mauvaises herbes au printemps et limitera considérablement les arrosages l'été).
| Il est pas beau mon fumier ? |
| Et voilà ! Résultat de la potion magique au printemps |
Au rayon des travaux d'automne, j'ai (enfin!) reçu la semaine dernière ma botte de foin (achetée au fils d'une de mes voisines, et pas à un prix d'ami...). Mais je n'avais pas trop le choix. J'avais laissé par mégarde la porte du stock ouverte (qui communique avec le box de Balkan et Eglantine) et je vous laisse deviner où j'ai retrouvé ces 2 derniers le lendemain matin! Dans le pré, plus un brin d'herbe non plus donc l'urgence était réelle (pourtant ça fait déjà 2 mois que j'harcelais tout le monde pour en avoir lol, mais en fait ce n'est pas si évident, les agriculteurs préfèrent en général garder leur récolte de foin pour leur propre bétail). Bref, j'ai donc reçu ma botte mais sans en être avertie. De +, forcément, elle était super lourde à pousser et on me l'avait laissée devant la petite porte (alors qu'il y a une porte fait exprès derrière) du coup j'ai dû la déballer sur place alors que la nuit tombait et transporter le + vite possible à la main de grandes brassées jusqu'au box de stockage. N'y voyant plus rien au bout d'un moment, je me suis résignée à mettre le restant sous bâche et à finir le lendemain sous la pluie, sympa... Mais on n'est jamais + efficace que quand on n'a pas le choix donc 2 heures et quelques + tard, les 140 kg de foin étaient rentrés remplissant le box quasiment en intégralité. Et j'ai eu 5 mn pour me passer un coup d'eau sur la figure, boire un grand coup aussi et emmener Clochette à sa session d'agility ! Il y a des jours comme ça lol.
Je l'ai dit + haut, il n y a plus un brin d'herbe dans l'enclos donc j'en ai ouvert un autre, très provisoire et amovible derrière les box avec les piquets de clôture qu'il me restait et du ruban. Je n'ai pas électrifié l'ensemble, ça ne sert à rien, ils sont tellement heureux d'y être que j'ai bien du mal à les faire rentrer le soir !
Il y en a une par contre qu'il est facile de faire rentrer, et même dans la maison maintenant (!), c'est Pimprenelle. Je l'ai laissée rentrer dans le jardin au départ mais elle me suit comme un petit chien! Elle rentre dans la maison, mais si je ressors ou qu'elle ne me voit plus, elle repart aussi vite. Il y a une chèvre au refuge (celle de Christelle, la patronne) qui est ultra sociable et qui vit dedans comme dehors, et j'avoue que j'avais un petit pincement au coeur en me disant que la mienne n'était pas comme ça (et je me voyais déjà en élever une au biberon dans ce but), mais finalement si ! En fait, elle a besoin de compagnie en règle générale, qui hennisse, bêle, brait ou parle un langage bizarre. Il faut vraiment que je lui trouve un compagnon (de son âge donc qui sera déjà robuste et moins sujet aux maladies...) mais, à moins qu'on me le mette dans les pattes (les K/Christelle sont très douées pour ça ;)), je reprendrai les recherches au printemps maintenant.